MARS-PREUVE D’AMOUR de Roberto Arlt CIE EMILIE VALANTIN

Mise en scène et scénographie: Jean Sclavis

Traduction, adaptation: Emilie Valantin

Jeu: Claire Harrison-Bullett et  Franscisco Cabello

Eclairages et réalisation décor: Gilles Drouhard

Ambiances sonores: Remy Deck

Marionnettes: Atelier de la Compagnie Emilie Valantin

 

Note d’intention :

Si dans  la célèbre phrase de  Pierre  Reverdy  « il n’y  a pas  d’amour, il n’y  a que  des  preuves d’amour.  »,  pour   Roberto  Arlt,  même les  preuves d’amour  sont   des   leurres   et  prétextes inépuisables à manipulations.

La relation  entre Guinter  et  Frida  nous  évoque une  autre  histoire  d’amour passionnelle, bien antérieure, entre le peintre Kokoschka  et  Alma Malher.  En 1918,  après sa  rupture avec  Alma Malher   (veuve  de   Gustave  Malher),  le  peintre  autrichien Oskar   Kokoschka   (1886-1980)   fit réaliser   une   poupée  à  l’image  de   son   amour   perdu.  À  la  réception  de   sa   commande complètement ratée, sa déception fut immense. Après  quelques mois  d’intimité avec  l’effigie d’Alma,   adoptée  malgré tout,   Kokoschka  organisa une  grande fête,   fortement arrosée, au cours  de  laquelle la  poupée passa de  main  en  main  et  finie  décapitée par  un  des  invités. Aujourd’hui, une  “poupée Kokoschka”  désigne une  marionnette dont la tête est  figurée  par celle de son manipulateur.

Nous  imaginons Guinter  en  artiste  fortuné mais  tourmenté… Pour  pouvoir  vivre une  relation amoureuse idéale, il crée  lui-même, à toutes fins utiles,  la réplique de  sa fiancée. Elle surgit  en chair et en os… avec quelques illusions… et son panache de femme moderne.

Nous  transposerons le  texte de  Roberto Arlt, écrit  en  1930,  dans  les  années 1970  afin  de rapprocher les  deux  histoires dans  le  temps, sans  gommer la teneur de  certains propos  qui reflètent une époque déjà  révolue…

Commentaires d’Emilie Valantin : Le manque de  confiance et la nécessité de  soumettre les êtres et les sentiments à des  preuves objectives d’amour, est une thématique obsessionnelle chez Arlt. On  trouvera également, associée à la peinture de  la domination machiste, la force  de  l’argent que  l’homme contemporain désire et méprise tout  en s’y soumettant.

« Il s’agit pour  l’homme arltien,  de  désirer “qu’il  se  passe quelque chose”, et  qu’il  devienne “autre”, en  soumettant constamment les autres à d’incessantes ordalies ».

Mirta Arlt, Pour lire Roberto Arlt (Ed. Torres Aguero – Buenos  Aires).

Samedi 2 mars 2019 à 20h30

Dimanche 3 mars à 17h00

Tarif général : 17 €   Tarif réduit :    14 €, adhérents, étudiants, demandeurs d’emploi et groupe à partir de 10 personnes, Carte OMRA, Chéquier Collégiens et Chèque culture.

Réservation 24h/24h CONTACT MESSAGERIE et au 04 75 01 38 07 ou SMS : 06 32 36 11 67

LE CALEPIN  vous accueille 1h avant et après le spectacle, boissons et petite restauration sur réservation au 04 75 01 38 07 et par sms au 06 32 36 11 67 par messagerie

 

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